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Salwa Petersen, un parfum venu du désert aux aires nomade et rebelle

Diplômée en droit de la prestigieuse Université américaine Harvard et lauréate de la bourse d’excellence Eiffel obtenue pour ses études à la Sorbonne, Salwa poursuit de nombreux stages aux quatres coins de la planète, de la Chine à l’Égypte (où elle a également étudié à l’Université du Caire) en passant par l’UNESCO à Paris et le siège des Nations-Unies à New York. Elle décroche à 23 ans un poste de conseillère juridique à la Banque Mondiale à Washington DC. Un statut qui lui a permis de travailler sur de nombreux projets de développement international dans toute l’Afrique, notamment en Ethiopie, Côte d’ivoire, au Togo, au Lesotho, au Kenya, en Uganda, au Liberia, à l’île Maurice et à Madagascar. Son parcours professionnel se poursuit ensuite au cabinet d’avocats à Johannesburg en Afrique du Sud, jusque chez le Groupe L’Oréal, leader mondial de la beauté qui détient des marques telles que L’Oréal Paris, Maybelline, Dark & Lovely, Lancôme, La Roche-Posay, NYX Professional Makeup…

Salwa a occupé au sein du groupe de nombreux postes en marketing, commerce et développement produit. Forte de ses expériences et éprise de liberté pour explorer de nouvelles perspectives professionnelles et surtout personnelles, cette splendide nomade du Sahara tchadien renonce à ces fonctions prometteuses pour poursuivre son rêve : lancer sa ligne de cosmétiques naturelle qui tire son inspiration des recettes de beauté ancestrale africaine.

C’est, dans le parc national de Zakouma à Salamat tapissé d’acacias, d’herbes sauvages et timidement éclairées par un soleil étouffé de brume poussiéreuse que nous avons rencontré cette illustre tchadienne. Elle était venue avec une équipe de production réaliser des documentaires pour montrer son pays au monde. Belle, et intelligente, Salwa Petersen respire l’indépendance qu’elle a héritée de ses aïeux guerriers, fiers et rebelles. Un état d’esprit à l’origine de ce qu’elle est devenue aujourd’hui, car cette ex-fonctionnaire de la Banque Mondiale n’est autre que la petite-fille de Fatami Wadjiro (qui signifie guépard en langue gourane). Une femme qui a affiché sa détermination à scolariser ses trois fils en traversant l’étendue du désert tchadien depuis Mossoro, à pied jusqu’au Caire. Et c’est grâce à une activité de commerce qu’elle réussit à financer leurs études jusqu’à l’Université. L’un d’eux deviendra un fonctionnaire international et père de Salwa.

 

Née en Arabie Saoudite, Salwa, a vécu son enfance entre la Suisse, le Gabon et le Bénin mais hérite aussi de la valeur philanthropique de son père, un homme investi dans plusieurs projets de développement. « Il m’a soutenue, financée et encouragée » dit-elle. Polyglotte (elle parle le gourane, l’arabe tchadique, l’arabe égyptien, le français, l’anglais, l’espagnol et apprend l’allemand), la jeune femme a sillonné des dizaines de pays partout au monde et a vécu à ce jour dans plus de dix pays répartis sur cinq continents. Ces voyages lui ont permis de découvrir de nombreuses cultures et surtout nourrir son ouverture d’esprit. Elle est particulièrement sensible aux questions d’éducation, de santé et de la protection de l’environnement.

Malgré un parcours richement bagagé, l’ancienne étudiante de la chambre de commerce de N’Djaména a une vision de vie très simple. Elle est végétarienne, aime se déplacer en bicyclette, possède peu de vêtements et sa philosophie est de ne pas avoir de regrets dans la vie : ‘’Si je peux le rêver, je peux le réaliser’’. Nous lui souhaitons une bonne chance pour ses projets futurs.

Textes & photos: Salma Khalil

 

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