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Numérique : L’Association Culturelle Positive forme des jeunes en photo.

L’Association culturelle positive a initié une formation en technique de photoreportage et de vente d’images en ligne à la maison de quartier de chagoua. La formation a concerné une dizaine de  jeunes intéressés par les nouvelles opportunités qu’offre ce domaine peu connu au Tchad.

L’atelier a été animé par des photographes autodidactes et professionnelles tous formés par des agences photos internationales comme l’Agence Allemande Ostkreuz, la française, le Bar Floréal et l’américaine, National Géographique. Ce sont  Djimyenan Innocent, Voudmaissou Zonwarna  et Salma  Khalil,

La formation s’est déroulée pendant une période de quatre jours, périodes au cour de laquelle ils ont abordé les contour du contexte photographique tchadien et la délicate question du « comment vendre des photos en ligne ». Une question très complexe car de nos jours de nombreux sites en l’occurrence américaine commercialisent des images via net. Cependant les critères de choix sont très sélectifs. Ces sites sont très exigeants et se basent sur la stricte qualité des photos : mise au point, la pixellisation, l’exposition, le bruitage et l’originalité de la photo. Il est donc important de briefer les participants sur l’évolution de la photographie dans le monde ainsi que ses enjeux économiques et communicatifs.

Considéré comme l’art de raconter un récit journalistique à travers des prises de vues, le photoreportage est devenu un outil indissociable de la communication et  grâce à Internet une opportunité incontournable de l’auto emploi dans le monde. De milliers de photographes se concurrencent aujourd’hui à travers les sites internationaux de vente d’images. Beaucoup vivent de leur art. Cela vient corroborer l’affirmation d’Andréas Koumato, Directeur Général de la plateforme de vente en ligne dénommée Mossosouk  qui affirme « ce n’est pas le gouvernement seulement qui va créer des emplois pour l’absorber, il revient aux jeunes de devoir apprendre à se prendre en charge en se lançant dans l’entrepreneuriat. »

Après les phases pratiques de la formation, l’association a réservé le dernier jour aux échanges autour de l’évaluation de la formation. Les participants étaient ravis d’avoir assisté à l’atelier mais recommande d’autres formations orientées vers la technologie comme l’art graphique, etc. Cette dernière journée a aussi donné l’opportunité aux participants de s’exprimer:

« Cette formation m’a permis de savoir qu’il existe des métiers comme photoreporters et infographistes. Au départ je ne savais même pas que ça existait. Ce serait intéressant de réaliser de temps en temps ces genres de formations pour que la jeunesse tchadienne puisse être à la hauteur de l’avancée technologique. »

De nos jours les emplois sont progressivement révolutionnés en fonction du mouvement du numérique et le Tchad doit saisir cette opportunité pour se développer.

« Le coût de l’Internet est une barrière considérable pour le progrès technologique au Tchad. Il va s’en dire de sa jeunesse  alors que beaucoup d’autres Etats africains sont en plein effervescence et propose des alternatives innovantes à leur jeunesse, réellement efficaces. Nous devons vulgariser l’Internet  pour que ce jeunesse puisse bénéficier des mêmes chances que celles des pays où la technologie est banalisée. » soutient la coordinatrice de l’association.

La formation a été sanctionnée par des attestations. L’aboutissement d’un atelier très porteur et le début d’une  belle aventure professionnelle.

Par  Salma Khalil  – Crédit photo: Voudmaissou Zonwarna/Nedjet Modestie

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