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Culture et traditions

Il y a de cela quelques années, plus de cinquante ans plus tôt, lorsque le photographe allemand Peter Fucks traversa l’Allemagne pour s’engouffrer dans les entrailles profondes et montagneuses du Tchad pour rencontrer les Hadjaraï et écrire son livre sur la déesse Margaï , les tchadiennes se promenèrent encore torse nu. Elles offraient la beauté de leurs corps aux regards peu curieux habitué par ce comportement sociétal. Le reste du corps est couvert par un morceau de tissu et une rivière de perle serpenta la taille. Comme en témoignent les nombreuses photos sur le net, réalisées par ces photographes qui vécurent autrefois au Tchad, nos aînés vivaient sans complexe et ni préjugés liés au style vestimentaire en particulier chez les femmes. Les cheveux nus montrèrent la beauté des tresses tchadiennes qui caractérisent les richesses régionnales comme le Kangua, le Dabbou Gourane, le emeressess, le kleskou, le sakkine djala, etc.

Pour se maquiller, les femmes en général se limite au kouhoul (khôl) et chez d’autres le tchakhine (teinture traditionnelle des lèvres et /ou gencives). Les piercings se limitent au nez droit de préférence. Les boucles d’oreilles sont simplement des clou de girofle, de coque d’arachides ou des cercle en or pour les plus nantis. Pas de perruques, pas de rouge à lèvres, pas de hidjap ni de dreadlocks, pas de lafaye ni de costume, pas de string… et même les encens sont purement tchadiens. Comme le Darott. Le ka’ato est l’équivalent du santal dans le Guéra. Le gabgab, le nabakk et le Houmar marmate le secondent. Alors à quand remontent exactement cette transformation?

Mon grand-père me disait que c’est à leur époque que les pantalons pattes ont commencé à faire leur entrée au Tchad. On parle de la mode. Les femmes portent des robes, des sacs à mains et des bijoux en or notamment à N’Djamena.

Comme tous les pays ouverts qui ont connu un changement dynamique de leur société, le Tchad culturel d’entant a progressivement évolué, ravitaillé par les différents voyageurs qui traversent le pays et aujourd’hui par les médias. Nous subissons des influences des cultures « fortes ». C’est à dire de ceux –là qui ont réussi à développer une idéologie à travers leurs cultures et qui ont réussît à l’imposé à une autre société que la leur. Toutes ces cultures « étrangères » se diffusent à travers les objets et les habitudes du quotidien qui peuvent être un design de bijoux, de la boisson, de l’art culinaire, de la musique, des films, etc.

Mais la culture tchadienne est belle est son authenticité plus encore ! Comme la France et l’Angleterre le fait avec ses nudistes, je rêve d’un espace où l’on pourrait cultiver contre toute influence, notre authenticité. Le patrimoine culturel de notre pays est une mine d’or intarissable. En plus d’être diversifiée, chaque région est porteuse d’une richesse qui l’a particularise. Nos conteuses, nos cantatrices, nos écrivains, nos musiciens, nos peintres, nos sculpteurs, nos artistes en généralise pérennisent et communiquent cette belle culture à travers une variété disciplinaire qui va de la civilisation Sao à l’actuel Tchad.

 

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