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Après “Promesse de continuité”, l’ADEC nous présente son livre “Les rayons d’ensoleillement”

Au Cefod, ce samedi 17 décembre 2016, à 9h30, L’Association du Développement Culturel a présenté le deuxième recueil de nouvelles, appelé Les rayons d’ensoleillement. Il seconde, Promesse de continuité, premier recueil, produit après la première édition du Prix littéraire Joseph Brahim Seid. Cette publication vient matérialiser l’un des objectifs de cette association crée en 2011 qui vise à Promouvoir et développer la culture tchadienne et encourager l’écriture littéraire d’expression française au Tchad.

La cérémonie, modérée par l’écrivain tchadien Abakar Djouffoun, a permis de présenter les lauréats du prix, dont on célèbre la publication des manuscrits.

Il s’agit d’Ali Haki Rozi, Yannick Djimotoum et David Naibeï respectivement premier, deuxième et troisième, représentés à leur tour par Youssouf Teri, Alroki Hassane et Djiguedim Josué.

Djimotou Yannick, né le 12 octobre 1989 à Ndjamena,  a fait ses études en droit à l’université au Niger. Il est en master 2/ Droit communautaire.

David Naibei est né le 21 octobre 1996 à Ndjamena et a obtenu son baccalauréat en 2013 avec une bonne mention. Titulaire d’une licence en droit, il est membres de plusieurs associations dont l’Espace Vert du Sahel.

Rozi Haki Ali est né le 20 octobre à 1990 à kélo. Il est poète, essayiste, nouvelliste. Deux de ses écrits  sont édités chez Edilivre en 2013 et 2014.

Le prix littéraire Joseph Brahim Seid de la nouvelle, depuis sa création en novembre 2013 se caractérise par la récompense des lauréats et la publication de leurs manuscrits. Il ambitionne  de s’imposer comme l’équivalent tchadien du prix Goncourt français. Les deux premières éditions ont été placées sous le patronage de la Première Dame Mme. Hinda Deby Itno. Elles ont également été  soutenues par le  Ministère de la culture, l’Ambassade de France au Tchad, l’Organisation de la francophonie à travers le RECAF, la Banque sahelo-sahélienne pour l’investissement et le commerce, Total Tchad, Africa consulting, Tchad logistique service et l’Office Notarial Maître Béchir Madet.

A travers cette cérémonie de dédicace l’association lance la troisième édition du prix littéraire. Ce concours fait appel aux talents débutants ou confirmés de nationalité tchadienne. Cinq thèmes sont retenus : la coexistence pacifique, les évolutions de la société africaine, la beauté de la nature et le changement climatique, la sauvegarde de la diversité culturelle et entrepreneuriat de la jeunesse.

Après, la prononciation de M. Abakar qui a critiqué  le fond et la forme du livre, tout en énumérant des observations constructives en vue d’améliorer la qualité de l’écrit, le public aussi a réagit à travers des interventions. Nous notons le Dr. Djiddi Ali Sougoudi, Médecin en maladie infectieuse et tropicale. Il est aussi coordonnateur du programme de lutte contre le paludisme et lauréat du troisième prix de la première édition du prix ADEC. Pour lui « les jeunes doivent se contenter de produire des œuvres et laisser le rôle du juge aux aînés qui puissent voir au delà de l’aspect sentimental. On remarque souvent que  le sentiment dramatique émerveille souvent le jury. Peut être que cela est dû à notre passé. Mais cette fois-ci c’est différent. Un changement se fait sentir et c’est une bonne chose ».

Adamou Abdoulaye Dasser, enseignant au lycée technique industriel, s’interroge quant à lui sur le choix que portent souvent les écrivains sur le personnage, souvent féminin. A cette question, représentant du deuxième lauréat répond par les phrases suivantes : « Pour La marche de Madjidéné, la leçon à tirer de cette nouvelle justifie en fait le choix de prendre une héroïne au lieu d’un héro. Dans la nouvelle, le personnage est décrit comme une personne combative et consciente de son avenir. Donc fait tout pour y arriver. Les femmes doivent dépasser les clichés sociétaux et les préjugé sexistes pour atteindre leurs objectifs »

Le recueil est disponible dans les librairies au prix de 5000 F CFA, l’unité.

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